« Il est là !!! Le voleur !
-Et mince.»
Eram se remit à courir, les gardes l'avaient retrouvé, il avait était stupide d'attendre comme ça sur place, en tout cas maintenant il pouvait être sur qu'ils avaient reconnu son visage. Il courrait, les bijoux qu'il avait volés tombaient tous petit à petit d'entre ses bras. « Il faut vraiment que j'me paye un sac ,ou alors que j'en vole un ». Il tourna à l'angle de la rue et se retrouva sur la place du marché. Il regarda son butin une dernière fois puis le lâcha. Celui-ci se répandit par terre. Il courut se mêler aux dernières personnes encore présentes au marché. « Adieu mon repas du soir ». Il serait obligé de jeûner, mais au moins les gardes rentreraient aussi bredouille que lui. Se fondant la foule pour éviter que les gardes ne le retrouve, il en profita pour faire les poches à quelque bourgeois ventripotents trop serrés dans leurs vestes. La foule se dispersait, et les gardes étant toujours sur ses traces, il s'esquiva habilement en direction du quartier pauvre qui se trouvait au sud. Il marchait la tête haute, en sifflotant, il avait finalement réussit à s'échapper et à voler quelques babioles. Il avançait sereinement dans les ruelles de plus en plus en plus fines. Il laissa sa main glisser contre le mur gauche, lorsqu'il sentit que la texture de la pierre changeait, il s'arrêta et, vérifiant qu'il n'y avait personne dans les parages, il dégagea une des pierres. Il cacha la moitié de son butin et garda l'autre pour se payait de quoi manger ce soir. Il remit la pierre en place et reprit sa route en sifflant un rythme enjoué, il pensait au repas digne d'un prince qu'il allait se payer. Il déboucha sur une grande rue qui donnait sur un vieil entrepôt, le refuge, l'endroit où tout les voleurs, les malfrats ou les pauvres venaient manger, dormir ou même s'abriter de la pluie. Mais lorsqu'il arriva en face du refuge, deux chose le choquèrent : le refuge était en feu et la moitié de la garnison était présente. Il voulut courir aider tous ces pauvres hommes, femmes ou enfant pris dans les flammes, mais alors qu'il s'apprêtait à les rejoindre, il vit un homme se rapprocher de lui en rampant. Il lui manquait la moitié de la jambe gauche et il avait laissé une longue trainé sanglante derrière lui en essayant de s'enfuir. Eram se précipita pour l'aider, mais au moment où il se penchait au dessus de l'homme, il ne bougeait plus. Il était déjà mort de ses brûlures. Il leva la tête pour regarder une dernière fois l'entrepôt qui était en flamme et s'apprêta à regagner la sécurité des ruelles de la vieille-ville lorsqu'un garde lui sauta dessus et le plaqua au sol. Ce dernier leva alors son poing au dessus de son visage et le frappa jusqu'à ce qu'il perde connaissance. La dernière chose que vit Eram était un point ganté couvert de son sang, cachant en partie les dernières lueurs du soleil couchant.


